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lundi 19 juillet 2010

Repues à Séville

Lors de la visite de ma maman en Europe (sa 1re fois: coup de foudre il y a bel et bien eu…), l’Espagne nous réservait un de ses plus beaux joyaux qu’était Sevilla.

Maman et moi à Barcelone
Impression ? Bouffe, bouffe, bouffe (gamoum, gamoum, gamoum) ! Outre l’histoire impressionnante qu’ont laissé les catholiques et les musulmanes sur les bâtiments de la ville, Séville nous a repues de sa nourriture riche en tradition tant et si bien qu’une obsession accaparait mes pensées de retour à Madrid : manger des caracoles (petits escargots desquels je n’ai été vaine à trouver hors Séville) !

Caracoles
Or, Séville est très connu pour ses délicieuses tapas. Ne passant pas 24 heures avant que je ne me rassasie desdits caracoles, lesquelles, soit dit en passant, étaient tout de même un peu difficiles à manger en raison de leur tête et leurs antennes bouillis visibles avant succion de leur chair ! Un régal… de carnivore ! Et quand ceux-ci faisaient défaut au menu, nous goûtions une de ces fameuses queues de taureau (très, très tendre, façon bœuf bourguignon), ou bien une de ces délectables gaspachos (soupe froide de tomates), ou encore une de ses tortillas aux crevettes, bref, des tapas tous plus typiques les uns que les autres. Nous avons dévoré la nourriture andaloucienne, épicuriennes que nous sommes !

Queue de taureau
En cet été exceptionnellement chaud, voici quelques photos du magnifique centre historique de Séville ainsi qu’une recette de gaspacho (laquelle en pas moins de deux semaines en terre québécoise j’ai réalisée trois fois !). À faire obligatoirement ! C’est simple et c’est un pur délice ! ¡Buen provecho!

Gaspacho espagnole

Ingrédients
5 tomates pelées et coupées en dés
1 poivron vert tranché
2 gousses d’ail
¼ de pain au levain en petits morceaux
¼ de concombre pelé et coupé en dé (garniture si désirée)

Broyez les tomates avec l’ail. Incorporez le poivron vert et le pain. Liquéfiez le mélange. Si celui-ci est trop épais, y ajouter un ou deux glaçons ou un peu d’eau. Laissez refroidir une heure au réfrigérateur (ou plus, la soupe est meilleure très froide). Avant de servir (dans des verres longs selon la tradition à Séville) y ajouter le concombre en garniture.

Plaza de Toros de la Real Maestranza

Plaza de España


Alcázar (ses jardins)

Alcázar (à l'intérieur du palais)


Cathédrale de Séville (où Christophe Colomb repose en paix)

Parce que le Flamenco vient de Séville (du moins, du Sud de l'Espagne),
j'en ai toujours des frissons dans le dos...

mercredi 7 juillet 2010

Marathon culturel à Madrid

Bouteille d’eau à la main, chaussures de sport chaussées, et nouvellement nouvelles (ouch !), Maria Eva Ferlandez, s’étant elle-même baptisée quelques mois plus tôt en terre madrilène, s’apprêtait (enfin) à finalement visiter la merveilleuse capitale où elle vivait depuis quasi une demie année : Madrid !

Temps accordé : une journée et demie
À faire absolument : les musées Reina Sofia et el Museo del Prado, ainsi que quelques boutiques (très chères références de notre super Lonely Planet) afin de dénicher les cadeaux-souvenirs aux êtres chers le méritant (rires diaboliques…)
Trajets touristiques : deux, et ce, à se taper dans le beau bus rouge deux étages bourré de nationalités ayant des caméras numériques toutes plus élaborées technologiquement les unes que les autres, enfin… vous voyez le genre.
Accompagnée : si, de maman la 1re journée et seule le lendemain.
Contexte : le rush touristique à Madrid s’est commencé après un autre rush touristique de 10 jours à travers l’Espagne avec maman.

Pour meilleure compréhension du contexte, voici le programme du voyage qu’a été celui de ma mère et moi :
Jour 1 : Arrivée + souper à VN (mon chez-moi au nord de Madrid)
Jour 2 : Toledo (petite ville médiévale à absolument ne pas manquer au sud de Madrid)
Jour 3 à jour 7 : Barcelone (Côte méditerranéenne au nord-est de l’Espagne)
Jour 8 à jour 10 : Séville (au sud-ouest de l’Espagne)
Jour 11 : Connexion d’avions à Valence nous donnant ainsi 4 heures pour visiter son centre historique (Côte méditerranéenne au centre-est de l’Espagne)
Jour 12 : Madrid (centre de l’Espagne)
Jour 13 : Départ d’Espagne

(Viva les LowCost !)

C’est donc quelque peu exténuées que nous avons commencé à visiter Madrid, et ce, sur le tard (16 h, mood espagnol oblige. Maman, je suis fière de toi !) Route historique faite, ma mère a dit ses adieux à l’Espagne le lendemain à 13 h où ma véritable course touristique a commencée! Ainsi, métro + bus touristique + bus de ville + marche à pieds, je me suis dirigée vers le Reina Sofia où je me suis tapé le modernisme des peintres célèbres en une heure (feu au c** oblige !)

Ayant un horaire, mais surtout un budget serré, je devais attendre les coups de 18 h, signe de gratuité au Museo del Prado. Je suis donc allée gâter mes proches en attendant, à l’autre bout de la ville, afin de trouver la « perle rare de cadeau-souvenir » toujours selon mon juré de Lonely Planet. J’en suis ressortie tout sourire avec un paquet brun fragile dans les mains pour ainsi revenir au point B : el Museo del Prado où j’ai finalement tout vu à la course en raison d’un marathon effréné dans ses murs, passant d’un étage à un autre haleine haletante. Je crois que si les marathons culturels existaient, j’y ferais honneur, car en pas moins de 9 heures, agréables ampoules nouvellement aux pieds, j’ai parcouru Madrid d'est en ouest pour y voir quasi tout. « Quasi » oblige, car je n’ai toujours pas vu mes très chers et regrettés quatre gratte-ciel qui m’arrachaient un rire à chaque fois aperçus…


Marie au musée
Quand je vois un tableau fameux venant me chercher, je réagis toujours de la même façon : chair de poule et yeux dans l’eau. Immanquable ! Et je vous laisse sur ceux qui m’ont fait cet effet (mes préférés !)

Las Meninas, Velazquez

La maja desnuda, Goya

Saturno devorando a sus hijos, Goya
Le Masturbateur, Salvador Dali

dimanche 13 juin 2010

Dans le port d'Amsterdam

Poches sous les yeux en raison d’une autre nuit passée à l’aéroport de Madrid (ma 5e fois… JOIE.), j’arrive chez mon talentueux-de-cinéaste-d’hôte en espérant qu’une chose : dormir ! Mais bon, une fois arrivée, l’envie du Red Light me submerge en rencontrant celle qui deviendra the perfect partner in Amsterdam : ma compagne de S. Bien qu’étant supposé, je dis bien « supposé », faire mon voyage avec une amie Erasmus, j’ai finalement passé 3 jours avec ma compagne de S. et, du regret, cela serait me mentir à moi-même! Ainsi, je vous dirais même que ce voyage en Hollande a été le plus beau et le plus divertissant de mes voyages hors Espagne !

O.K. O.K. Il y a bien ses Coffee Shops qu’on apprécie en tant que Québécois, mais Amsterdam a beaucoup plus à offrir comme : ses petits restaurants où l’on y mange divinement, ses petites boutiques à la St-Laurent-Montréal, ses canaux que j’envie, ses vélos disparates (moyen de transport le plus prisé), cette techno qui vous emballe sur les pistes de dance, mais surtout, ses grandes et blondes personnes que je qualifierais d’épicuriennes.


Ma future maison (rires)

VéloS



Oui, les Hollandais, pour ce que j’en ai connu, sont épicuriens ! Ils aiment le bon cinéma, la bonne bouffe, les bons trips softs (et oui, je fais référence à ce que vous pensez), la bonne littérature ; les plaisirs de la vie, et ce, pour tous les sens. Je suis tombée en amour avec cette ville et bien que ce ne soit pas le coin d’Europe le plus ensoleillé (humidité = fatal pour mes cheveux), je me suis bien imaginé y vivre quelques années (et au diable mes cheveux !) Ma compagne de B. a bien essayé de me convertir à Berlin, ville que je n’aurai la chance de voir d’ici la fin de mon séjour européen, mais je voyais littéralement la vie en rose.

On s'est fait promener le voyage durant par notre hôte en bike. Devinez comment sommes-nous allés en boîte jeudi soir ?
« Halte au cliché » vous me direz peut-être, mais définitivement : IAMSTERDAM !


O.K. Suis peut-être pas la seule...


Quelques bonnes adresses

Village Bagels (quand ça fait 4 mois que vous n'en avez mangé, vous imaginez le régal !)

Pancakes! Amsterdam (hmm... les bonne crêpes honlandaises ! De plus, il vous donne un petit souvenir avec la facture: porte-clé en forme de sabot.)

Barney's (un staff professionnel et une crowd de bonne famille.)

Jacques Brel, Dans le Port d'Amsterdam (je connais quelqu'un qui sera content !)

mercredi 19 mai 2010

Regalito a mi mama

À la meilleure maman au monde qui s’amène en Espagne (si ! si !) dans quelques petites semaines ! Baptême européen de surcroît !

Ces chansons font parties du patrimoine musical espagnol et je sais que la meilleure maman du monde appréciera.

María Jiménez Gallego, Con dos camas vacias



Rosario Flores, No dudaria (fille d'une famille très connue en Espagne pour leur talent musical)

mardi 18 mai 2010

Quelques bonnes adresses au vol

Parce que cela bonifiera toujours les séjours à l’extérieur de notre douillet confort, voici quelques bonnes adresses que nous avons eu la chance de croiser, mon amoureux de B. et moi, lors de nos excursions touristiques.

Lisbonne, Portugal

Lisbon Dreams Guest House

Crédits photos: Lisbon Dream Guest House

Un hostel plus que moderne où l’on enregistre mentalement le décor pour pouvoir en remémorer les moindres détails (afin de les imiter, bien sûr, une fois chez soi !) Un hostel avec tout ce que cela signifie, c’est-à-dire : pièces communes, salles de bain partagées, terrasse, etc., mais où l’on nous fournit en extra pantoufles et peignoir !

Pastéis de Bélem

Crédits photo: mon amoureux de B.

Pâtisserie où l’on fait les meilleurs Pastéis du Portugal depuis 1837. Vous saviez que les Portugais sont tellement bonne fourchette qu’il n’hésite pas à faire des kilomètres en voiture pour aller manger là où on se doit manger le meilleur plat de morue exemple ? Comme si les Montréalais venaient jusqu’au Centre-du-Québec pour manger la fameuse poutine ! La Pastéis ? Un régal !


Crédits photo: mon amoureux de B.


Barcelone, Espagne

Anita’s bed & breakfast

Crédits photo: Tripadviser

Mon amoureux de B. et moi sommes arrivés super tard à ce B&B en raison d’un vol reporté et d’un trajet autobus-métro, ma foi, assez long (d'ailleurs, je désespérais de voir que j’avais opté pour un endroit aussi loin !) Enfin bref, on aboutit chez nos hôtes à une heure du matin dans un quartier résidentiel où rien ne nous prédit qu’on nous ouvrira bien la porte. Sonne à la porte et sonne de nouveau. Appelle un numéro et un autre, au moment où je commençais à paniquer, notre hôte nous ouvre, en jogging soit, mais tout sourire sur ce qui a été un petit paradis lors de notre séjour à Barcelone. Bien que très loin du centre, quoiqu’avec les transports en commun il n’y a rien là, la vue que nous avions de notre chambre était à couper le souffle : nous avions tout Barcelone sous les yeux ! Un pur délice visuel, de nuit comme de jour ! Et que dire du petit « dej. » : fantastique ! Une adresse où mon amoureux de B. et moi n’hésiterons pas à visiter de nouveau dans le futur !

Crédits photos: Anita's bed & breakfast

mercredi 21 avril 2010

L’Islam en Espagne

Loin est mon intention de donner un cours 101 sur l’histoire de l’Espagne (il me faudrait la précieuse aide de ma distante, mais oh combien aimé de sœur), mais une partie importante de celle-ci fut l’occupation musulmane du VIIIe au XVe siècle. Ainsi, L’Alhambra, le « château rouge » (traduction de l’arabe, merci Wiki !), fut édifié à Grenade, Andalousie sur une longue plate-forme au sommet d’une colline boisée. (D’ailleurs, Grenade n’est faite que de collines! Tu en descends une… pour en remonter une autre ! Mes pauvres petites jambes/fesses peuvent en témoigner ! Vous voyez le genre !) Il s’agit là d’une des plus remarquables forteresses du monde méditerranéen où l’ultime évolution de l’art musulman en Espagne y est à son honneur.

L’Alhambra est composée d’une multitude d’édifices. Les voici suivis de courtes descriptions.

Palais nasrides
Les Palais nasrides sont le point central de la visite de l’Alhambra. Ils furent construits au 14e siècle entre la cour des Myrtes (végétaux) et la cour des lions !






Alcazaba
Partie la plus ancienne de l’Alhambra (9e siècle), l’Alcazaba, ou zone militaire, a une vue époustouflante sur Grenade.





Généralif

Ce bâtiment fut la résidence de campagne des rois de Grenade (rien de trop beau !) aménagé au 14e siècle. Le plus majestueux ce sont ses jardins.


Crédits photo: ma gentille B., compañera de piso (coloc) et amie.

mardi 13 avril 2010

TORINO

Turin, petite ville surtout connue comme étant une des plus grandes métropoles en matière de grandes compagnies de voiture (Fiat, pour ne nommer que celle-là. Désolée pour les amateurs de voiture !) Là-bas, nous allions voir des amis de super A. : une gang de Mexicains et Erasmus tout aussi « en feu » que la notre en Espagne.

Rio Po
La Mole AntonellianaLa Piazza Carlo Felice

Enfin bref… Outre la visite du centre-ville de Turin, nous y avons fait le party. Résultat ? Perte numéro deux du cellulaire de super A. et cette dernière essayant de tirer la chasse d’eau du bar où nous étions, a littéralement fendu la pauvre « bécosse ». Imaginez… nous étions en train de l’attendre avant de nous enfoncer dans la foule, lorsque nous avons entendu un bruit pas possible provenant de la cabine… On a ouvert la porte, et super A. se tenait, toute petite dans ce désordre, à côté de ce qui, jadis, avait été une toilette bien normale. POUAH : j’en ris toujours ! Mais, l’aventure de super A. dans cette ville n’était pas finie : un mec mexicain, s’emmourachant d’elle, est allé jusqu’à dormir sur le plancher de l’appartement de notre hôte afin de rester près d’elle cette nuit-là. Constat : les Mexicains, je vous jure qu’il n’y a pas plus gentleman… quand, il paraît, viennent de bonnes familles ! B., tu as de la compétition !

La Piazza Vittorio Veneto

lundi 22 mars 2010

Les Fallas, 14 heures à Valence


En pleine période SPM, vous imaginez l’humeur, on descend 200 Erasmus sur la plage de Valence après 5 heures (on nous disait 4) de « dormage » du type posture on-essaie-de-d’être-confortable-en-autobus-dans-un-espace-restraint-pour-mes-(putins)-de-grandes-jambes!


Arrivée des Erasmus à la plage de Valence


SPM toujours tatoué au visage, on s’aventure, petit groupe de 20 personnes, au centre-ville de Valence dans le but de chercher un autre petit groupe d’une dizaine de personnes sans carte, sans orientation… (JOIE extrême, quoi !) 20 têtes avec des besoins différents : toilette (moi, évidemment), bouffe, lunettes loufoques (très populaire en temps festif en Espagne), etc. Je dois vous avouer que ça n’a pas trop été mon type de voyage « courir après tout et personne à la fois », mais une fois la gang formée et retrouvée dans sa totalité (l’habituelle gang d’amis avec qui j’ai plus que du plaisir à Madrid), on a tout simplement déliré !

Posing time avec notre foulard de souvenir



Des Fallas brûlées, on en a vu… tout en s’arrachant le cœur à force de crier « Burn, burn! » Mais les Fallas, c’est quoi au juste ? Ces fameuses Fallas que l’on brûle consistent en une fête populaire dans la province de Valence. Ainsi, dans toute Valence (la ville), pas moins de 700 Fallas (format géant pour adultes et petit pour enfants) sont dispersées dans les quartiers de la ville. Ces statues à l’effigie de cartoon sont soigneusement construites un an durant dans l’optique de les voir brûler sous l’œil des gens... ceux-ci titubant de façon douteuse dans les rues valenciennes.

Une partie de la gang Erasmus avec nos nouveaux amis: Les Fallas


Les rues de Valence vers 20 h




Ne cherchons pas le pourquoi d’une telle tradition, vaut mieux la vivre… à la manière de la St-Jean-Batiste ! Pour en savoir plus, cliquez ici.